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Traitements hormonaux &
santé intime à la ménopause

01 · COMMENT ÇA FONCTIONNE ?

Des traitements différents selon l’objectif

Les traitements utilisés à la ménopause ne sont pas tous les mêmes. Un traitement hormonal systémique agit sur l’ensemble de l’organisme et peut traiter plusieurs symptômes de ménopause. Un traitement vaginal local vise principalement les tissus vulvo-vaginaux et urinaires.

02 · POUR QUI ? POUR QUELLES SITUATIONS ?

Pour qui ? Quelles options selon la situation ?

PRINCIPALES SITUATIONS À EXPLORER

Œstrogènes vaginaux locaux

Les œstrogènes vaginaux à faible dose font partie des traitements les mieux documentés du syndrome génito-urinaire de la ménopause. Ils peuvent améliorer sécheresse, brûlures, fragilité, dyspareunie et certains symptômes urinaires lorsqu’ils sont appropriés.

Prastérone / DHEA vaginale

La prastérone est un traitement vaginal local différent des œstrogènes. Elle agit au niveau des tissus vulvo-vaginaux et peut notamment améliorer sécheresse et douleurs lors des rapports.

Ospémifène

L’ospémifène est un SERM oral : il module les récepteurs aux œstrogènes de manière différente selon les tissus. Il constitue une autre option pharmacologique pour certains symptômes du SGUM et ne doit pas être assimilé à un traitement hormonal substitutif systémique.

Traitement hormonal systémique

Lorsque le SGUM s’inscrit dans un ensemble plus large de symptômes de ménopause, un traitement hormonal systémique peut être discuté après évaluation individuelle des bénéfices, risques et contre-indications. Des symptômes vulvo-vaginaux peuvent parfois persister et justifier un traitement local complémentaire.

Après un cancer du sein

La situation doit être individualisée. Un antécédent de cancer du sein ne conduit pas automatiquement aux mêmes choix chez toutes les femmes. Le type de cancer et le traitement oncologique actuel, notamment inhibiteur de l’aromatase ou tamoxifène, modifient la discussion. Lorsqu’un traitement hormonal local est envisagé, une décision partagée et, selon la situation, une concertation avec l’équipe oncologique sont appropriées.

03 · COMMENT SE DÉROULE LE TRAITEMENT ?

Déroulement du traitement

La prise en charge commence par identifier les symptômes dominants, leur mécanisme et le contexte médical. Le choix entre traitement vaginal local, prastérone, ospémifène ou traitement hormonal systémique dépend de l’objectif, des bénéfices attendus, des risques et des contre-indications ; la réponse est ensuite réévaluée et le traitement adapté si nécessaire.

04 · En savoir plus

Hormonal et non hormonal ne s’opposent pas

Le traitement du SGUM consiste à identifier les mécanismes responsables des symptômes, à traiter une hypoestrogénie lorsqu’il est approprié de le faire, et à utiliser ou associer d’autres approches lorsque des composantes tissulaires, musculaires, douloureuses ou fonctionnelles sont présentes.

05 · Études & sources

🔬 Pour aller plus loin — Niveau de preuve

Les essais randomisés et synthèses récentes soutiennent fortement l’efficacité des œstrogènes vaginaux à faible dose sur plusieurs symptômes du SGUM. Les données soutiennent également la prastérone vaginale et l’ospémifène pour certaines indications.

Après cancer du sein, les grandes études observationnelles et méta-analyses disponibles sur les œstrogènes vaginaux à faible dose sont globalement rassurantes sur récidive et mortalité. La situation sous inhibiteur de l’aromatase mérite toutefois une analyse distincte : une cohorte a rapporté un signal de récidive plus élevé dans ce sous-groupe, sans augmentation de mortalité, ce qui justifie une décision individualisée plutôt qu’une règle générale.

Les données disponibles sur la sécurité endométriale des faibles doses vaginales sont également rassurantes, tout en restant dépendantes de la durée de suivi des études.

📚 Sources scientifiques

  1. AHRQ. Genitourinary Syndrome of Menopause: A Systematic Review. 2024. PMID 39602558.
  2. Kaufman MR, Ackerman LA, Amin KA, et al. The AUA/SUFU/AUGS Guideline on Genitourinary Syndrome of Menopause. J Urol. 2025;214(3):242–250. PMID 40298120.
  3. Méta-analyse, œstrogènes vaginaux après cancer du sein. PMID 40673012.
  4. Méta-analyse, récidive et mortalité après œstrogènes vaginaux chez survivantes du cancer du sein. PMID 39521301.

Être accompagnée

Le choix dépend des symptômes, du contexte médical et des préférences de chaque patiente.

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